Devenir Freelance en 2019

Le guide complet pour se lancer sereinement en Freelance

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Mis à jour le 29 Nov 2019 dans

devenir freelance

Vous envisagez de devenir freelance et vous posez beaucoup de questions à ce sujet ?

Vous n’êtes pas seul. En France, ce sont déjà 930 000 freelances qui sont passés par là avant vous (et près de 10 millions en Europe).

Est-ce fait pour vous ? Quelles sont les démarches pour devenir freelance ? Comment se lancer en parallèle de son emploi ?

Bref, si vous cherchez un guide pragmatique sur comment devenir Freelance en France en 2019, vous êtes au bon endroit.

👋 Ce guide est très détaillé (il faut compter environ 20 minutes pour le lire en entier). Nous vous recommandons de l’ajouter en favori pour y revenir plus tard. Nous avons pris beaucoup de temps pour le rédiger, il serait dommage de ne pas le lire en détail. Après tout, 30 minutes pour se lancer en freelance sereinement, ce n’est pas tant que ça.

Le guide 2019 pour devenir freelance, c’est parti !

Devenir Freelance en France : préambule

Quelques chiffres

En France, la tendance est à la hausse. Eurostat estime ainsi le nombre de freelance en France à 930 000 (en hausse de 33% en 6 ans).

Si la France suit la tendance des États-Unis, le freelancing a encore de beaux jours devant lui. Ainsi, aux Etats-Unis ce ne sont pas moins de 57 millions d’Américains qui dont déjà devenus Freelance (données Statista). Ce nombre est à prendre avec des pincettes malgré tout, car aux Etats-Unis le terme freelancer a un sens plus large que le terme de freelance en France, où le terme désigne surtout les indépendants qui fournissent des services.

Qu’entend-on par « Freelance » en France ?

Le terme freelance n’a pas de définition officielle en France, et ne représente pas non plus un statut juridique précis.

Ce terme désigne plutôt, par opposition au statut de salariés (CDD, CDI), les personnes qui travaillent sans avoir de contrats « classiques ». Là encore, on doit nuancer le propos, puisque de nombreux freelances cumulent activité de travailleur indépendant et activité en CDD ou CDI.

Quels métiers sont concernés ?

De nombreux métiers peuvent être concernés par le terme de freelance, même si celui-ci semble plutôt utilisé pour les métiers suivants :

  • Créatifs – illustrateur, graphiste, dessinateur, webdesigner, architecte
  • Informatique – data scientist, développeur, intégrateur web
  • Marketing – rédacteur web, content manager, community manager, communication, consultants
  • Commercial – business developper, commercial…
  • Lettres – journaliste, rédacteur web, traducteur
  • Relations – attaché de presse, RP,
  • Autres – photographe, comptable, formateur

Vous êtes freelance avec une autre spécialité ? Contactez-nous et nous mettrons la liste à jour et serons ravis d’entendre votre témoignage !

Qui devient freelance, et quand ?

devenir freelance moments

Chaque cas est unique, tout comme les raisons et motivations qui vous poussent à devenir freelance et à lire cet article aujourd’hui.

Il est donc évidemment difficile de faire des généralités, mais d’après notre expérience, et à l’aide des discussions que nous avons pu avoir avec d’autres freelances, les moments de vie où l’on devient freelance sont les suivants :

Le salarié qui change de vie (ou en reconversion)

De plus en plus de salariés quittent leur emploi pour devenir freelance. Dans la récente étude de Malt sur le Freelancing en France en 2019, 89% des freelances ont déjà été salariés d’au moins une entreprise.

Ainsi, pour des raisons personnelles (familiales, déménagement, équilibre pro/perso…), vous êtes de plus en plus nombreux à quitter le salariat pour devenir freelance, et ce à tous les âges.

Désir d’indépendance et opportunité de gagner plus sont des éléments motivants qui vous encouragent à sauter le pas, et le fait d’avoir déjà travaillé dans une entreprise vous a souvent apporté une expertise et un réseau qui facilitent le lancement. Toujours dans l’étude Malt, vous êtes 90% à devenir freelance par choix.

Pour certains, ce changement de vie coïncide aussi avec une reconversion vers un nouveau métier ou une transition vers nouvelle opportunité.

C’est par exemple le cas de Patrice Bernard, consultant indépendant en innovation et transformation digitale.

« Je suis devenu freelance il y a 1 an, après avoir quitté mon entreprise précédente, afin de continuer à assurer des missions de conseil pendant que je préparais le lancement d’une nouvelle entreprise. À ce jour, je continue à facturer quelques interventions ponctuelles et je pense prolonger cette situation à l’avenir, dans une logique de statut d’appoint. »

Vous êtes aussi quelques-un à le faire par contrainte. Quand on dit contrainte, on ne veut pas dire que vous êtes forcés de devenir freelance, mais plutôt que vous saisissez l’opportunité pour une raison imposée dans votre ancienne entreprise (plan de licenciement, plus d’évolutions possible, burn-out…).

Négocier une rupture conventionnelle ou profiter d’un licenciement (même si nous n’aimons pas vraiment le terme profiter ici) peut vous permettre de vous lancer à moindre risque, notamment en bénéficiant du maintien total ou partiel de l’ARE de Pôle Emploi.

Le salarié qui se lance en parallèle de son activité

Autre « profil-type » du freelance que nous croisons beaucoup : le salarié qui souhaite se lancer en freelance en parallèle de son activité.

Cette approche, lorsqu’elle est possible, présente de nombreux avantages :

  1. Tester si devenir freelance est fait pour vous sans stress / sans risque
  2. Étendre vos cercles de prospects et clients
  3. Complément de revenu
  4. Améliorer vos compétences (avant-vente, vente, relationnel…)
  5. Préciser votre positionnement et votre TJM (quoi de mieux que de tester réellement ?)
  6. Apprendre la discipline et l’organisation nécessaires au cumule de 2 activités

Clairement, les nombreux avantages laissent à penser que cette option est une des plus intéressantes. C’est sans doute le cas pour certains, mais encore une fois il est de notre devoir de vous alerter aussi sur les risques et choses à ne pas faire si vous optez pour cette « double carrière » au moins pendant un moment.

Ne travaillez pas sur votre projet de freelance pendant vos heures de bureaux et évitez de travailler avec les clients de votre employeur directement ! Faites attention au burn-out. Cumuler deux activités peut être extrêmement fatigant et ne conviendra pas à tout le monde.

💡Finissons avec un dernier conseil. Il peut être judicieux, si vous avez au moins 2 ans d’ancienneté dans votre entreprise, de demander un congé ou un temps partiel pour création d’entreprise.

Les digital nomads

Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, on appelle « digital nomads » les travailleurs indépendants qui travaillent de n’importe où, et le plus souvent en voyageant (d’où le nomade).

devenir digital nomad

Bien sûr, tous les freelances ne souhaitent pas devenir digital nomads, et tous ne peuvent pas non plus. C’est quand même un mode de vie très particulier, qui ne conviendra pas à tout le monde (éloignement familial, solitude parfois…). C’est aussi la nécessité de pouvoir exercer son activité avec un ordinateur et une connexion internet uniquement, et donc pas forcément adapté à tous les métiers de freelance.

Notons que cette tendance se développe quand même ces dernières années, et nous avons même eu l’occasion d’interviewer Morgane et Nicolas, 2 freelances en tour du monde. À lire si vous souhaitez en savoir plus sur la vie de digital nomad.

L’étudiant / jeune diplômé

Ce n’est pas le cas le plus fréquent, mais il faut bien reconnaître que le modèle de salariat classique en sortie d’études n’attire plus tout le monde.

Étudiant ou jeune diplômé, certains ont déjà effectué des petits jobs freelances et y ont pris goût. D’autres ont eu des professeurs ou des proches qui sont devenus freelance et sont attirés par ce mode de travail. D’autres enfin se sentent simplement peu attirés par le système du CDI « classique », et y renoncent directement.

C’est par exemple le cas de Johan Berger, photographe freelance / graphisme / motion design. S’il est aujourd’hui loin de ses études, c’est bien à cette occasion qu’il s’est lancé.

« J’ai créé mon statut de freelance il y a 13 ans, avec l’Agessa (statut artiste-auteur). Au début pour facturer mon travail en graphisme et motion design en parallèle de mes études. Aujourd’hui j’ai le même statut pour mon travail de photographe. J’ai été certaines périodes à temps plein, d’autres en mission ponctuelles pendant que j’étais salarié ou étudiant. Ce type de statut (Maison des Artistes ou Agessa) me permet d’être très flexible sur le long terme et de prendre des missions quand je veux, que ce soit regulier ou occasionnel. »

Terminons cette partie sur « qui devient freelance » avec une précision. Beaucoup de nos lecteurs se sont lancés en tant que freelance sans expérience ni même diplômes particuliers, un peu par hasard ou parfois par manque d’alternative.

Devenir freelance est à la portée de beaucoup, il y a certes une notion de compétences qui entre en jeu, mais aussi et surtout une mentalité, qui ne s’apprend pas nécessairement en cours et probablement encore moins dans une entreprise « classique ».

Pourquoi devenir freelance ?

La vie de freelance attire de plus en plus, et nous venons de voir qui devient freelance. Mais pourquoi devient-on freelance ?

Chaque cas est particulier : votre expérience, votre âge, la vie de famille, des raisons de santé, un changement de métier, un déménagement, complément de revenu…sont autant de raison qui peuvent vous orienter dans cette voie.

Il y donc autant de raisons que de freelance…mais quand même de nombreux points communs.

Ainsi, de toutes les discussions que nous avons eues et de tous les témoignages que nous avons recueillis, voici ce que nous avons relevé. Vous êtes nombreux à devenir freelance pour 3 raisons principales :

  1. Organiser votre temps comme vous le souhaitez (« être son propre chef »)
  2. Choisir vos clients
  3. Choisir d’où vous travaillez
  4. Avoir un meilleur équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée

Les revenus sont aussi une raison qui revient souvent. Dans l’étude Malt, plus de la moitié des répondants affirme gagner plus qu’en étant salarié.

Pour beaucoup, ce désir d’indépendance est amplifié par un attrait pour l’entreprenariat. Cela va peut-être vous étonner si vous ne considérez pas le fait de devenir freelance comme devenir entrepreneur, mais pour ceux qui se lancent à 100%, il s’agit bel et bien d’une vie d’entrepreneur.

9 compétences clés et qualités pour devenir freelance

Quant on parle de compétence, on parle de plusieurs choses :

  • Les connaissances – le savoir théorique (formation) et les connaissances sectorielles par exemple.
  • Le savoir-faire – la connaissance pointue d’un outil et la mise en pratique de vos connaissances dans votre activité
  • Le savoir-être – comportement, attitude avec les autres ou certaines qualités (autonomie, organisation…) par exemple.

C’est donc une question légitime, que tous les freelances se posent : faut-il posséder des compétences particulières pour se lancer en temps que freelance ?

think outside the box

La réponse est oui, et voici une liste de 9 compétences importantes (pas forcément toutes nécessaires) pour devenir freelance sereinement.

1. Les compétences techniques

Mélange entre les connaissances théoriques et la pratique, on inclut dans les compétences techniques tout ce qui vous rend particulièrement qualifié pour votre activité. Il parait assez évident que pour devenir freelance graphiste et pour devenir freelance développeur, les compétences nécessaires ne sont pas les mêmes.

Toute la théorie acquise lors de vos années d’études ou vos années en entreprise, ainsi que la maitrise technique acquise sont de formidables atouts. Si vous êtes déjà un expert dans votre domaine, devenir freelance sera d’autant plus simple.

Pour autant, vous pouvez aussi envisager d’acquérir une expertise différente de la votre, voir de vous reconvertir et vous former à un nouveau métier, de nombreux freelances l’ont fait avant vous.

Dans ce cas, ne pas hésiter à commencer à préparer votre future vie de freelance en travaillant ces compétences avant de vous lancer à 100%.

2. Savoir vendre

Oserons-nous dire que savoir vendre est plus important que les compétences techniques ? C’est discutable, selon les métiers.

Quoi qu’il en soit, savoir se vendre et savoir vendre des missions sont un savoir-faire extrêmement important pour quiconque souhaite devenir freelance et assurer un niveau de revenu qui lui convient.

Passons rapidement les commerciaux freelances qui a priori savent déjà bien se vendre, pour les autres, c’est parfois plus compliqué. Posséder la fibre commerciale n’est pas donné à tout le monde, et il vous faudra parfois aller contre-nature pour progresser sur ce sujet.

Quelques conseils pour bien (se) vendre :

  • Croyez en vous. Vous connaissez vos défauts, mais surtout vos qualités, n’hésitez pas à les mettre en avant.
  • Travaillez un argumentaire de vente solide. Pourquoi vous ? Pourquoi vous pour ce projet spécifique ?
  • Apprenez à lever les objections
  • Présentez-vous de manière professionnelle. Travaillez un portfolio, un site, un pdf de présentation, ou encore des références pour mettre en avant votre expérience.
  • Apprenez à négocier. C’est un jeu que l’on n’a pas forcément envie de jouer, mais souvent nécessaire avec les clients. Mettez-vous un TJM plancher et respectez-le, ne vous bradez pas, vos compétences ont de la valeur. Négociez des réductions de tarifs contre de l’engagement dans la durée..

N’oubliez pas que vous n’avez pas forcément besoin de savoir vous vendre uniquement en physique. Le téléphone, mais aussi et surtout aujourd’hui la présence sur les réseaux sociaux sont très importants.

3. Le marketing digital

Soyons clairs, nous allons inclure dans cette section plusieurs compétences diverses sous un même nom relativement inadapté. Disons qu’on inclut ici le fait de savoir se vendre ou présenter son offre sur internet.

Le personal branding prend de l’ampleur en France, et certains freelances s’en sortent très (voire très très) bien pour se vendre de cette manière grâce au réseau sociaux (Twitter et LinkedIn notamment) et/ou à l’aide de leur propre site ou blog personnel.

Si vous ne souhaitez pas vous investir sur les réseaux sociaux. profitez des différentes plateformes pour augmenter votre présence sur Internet :

  • Soit pour créer un profil (tout domaine d’activité)
  • Soit pour créer un portfolio (graphistes, illustrateurs, développeurs…)

Dans les deux cas, travaillez votre « copywriting ». Apprenez à bien vous vendre par écrit est aussi important qu’à l’oral.

4. Les compétences de gestion

La gestion est une compétence importante pour travailler en freelance. Pour quasiment tous les freelances, il vous faudra en effet gérer, gérer et encore gérer :

  • Gestion financière
  • Facturation
  • Comptabilité
  • Questions juridiques (dont statuts etc)
  • Impôts
  • Fiscalité
  • Assurances
  • Et enfin…gestion de projet

La partie gestion financière est inévitable, il faudra gérer votre carrière comme une entreprise. Faire un business plan n’est pas forcément une mauvaise idée (notamment grâce aux logiciels de business plan en ligne), tout comme calculer le salaire que vous souhaitez vous verser pour déterminer le bon TJM à facturer.

gestion et comptabilité

Quant au temps passé à la gestion de votre entreprise, c’est un frein à davantage d’activité, et donc davantage de revenu.

Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreux produits et services à destination des indépendants qui vous permettent de gagner du temps. Certains sont gratuits, d’autres payants, à vous de voir le temps gagné au regard de votre TJM.

Prenons la comptabilité par exemple.

Évidemment elle est plus simple pour un auto-entrepreneur (et encore). Mais pour une SASU ou une EURL, c’est moins vrai.

Vous aurez certaines obligations à respecter, et il peut s’avérer très judicieux de faire appel à un expert-comptable et/ou d’utiliser un logiciel de comptabilité (quelques euros par mois) adapté aux freelances. La plupart font même la facturation.

Pour les « compétences » suivantes, on rentre plutôt dans le domaine des qualités. Certains les possèdent naturellement, pour d’autre il faudra travailler sur le sujet !

5. L’organisation

Sans doute la qualité la plus importante pour devenir freelance. Quel que soit votre statut est votre métier, savoir s’organiser est clé. Il faut organiser son temps (perso et pro) et organiser chaque projet pour respecter ses contraintes et celles de ses clients.

Cela vous parait peut-être facile sur papier, ou bien peut-être est-ce déjà une de vos forces ?

Pourtant, s’organiser quand on travaille en freelance est difficile pour tout le monde.

Il faut, en vrac, gérer sa vie personnelle, gérer l’administratif, répondre aux mails, rencontrer des prospects, appeler des prospects, rencontrer des clients, appeler des clients….

organisation freelance

Il n’est donc pas si facile de faire de la place pour du travail effectif et même efficace sur un projet. On lit même ici et là dans les conseils pour calculer son TJM que sur 20-22 jours ouvrés par mois, il n’est pas raisonnable de penser vendre plus de 16 jours travaillés.

Heureusement, il existe des outils pour s’organiser, que ce soit agenda ou outil de gestion. Nous en citons d’ailleurs quelques-uns de gratuits à la section organisation de cet article (les meilleurs outils gratuits pour auto-entrepreneurs).

6. La rigueur

Directement liée aux contraintes d’organisation, la rigueur est nécessaire pour devenir freelance.

Il est plus dur de s’astreindre à des horaires précis lorsqu’on est seul et sans le cadre imposé en entreprise. Il est aussi plus dur d’aller jusqu’au bout des choses si on papillonne, et les tentations sont grandes pour ceux qui travaillent de chez eux !

Même sans travailler chez vous, vous serez souvent sollicité par mail ou téléphone. Multipliez le tout par le nombre de projets et prospects : il vous faudra énormément de rigueur pour travailler efficacement en freelance.

Certains y arrivent facilement, d’autres moins. Comme le reste, cela se travaille. Discutez-en avec d’autres freelances, chacun a ses astuces et ses outils (RescueTime ou Timely par exemple)

7. L’autonomie

Comme beaucoup, vous voulez devenir freelance pour être plus libre, mais il vous faudra aussi être capable de faire preuve de suffisamment d’autonomie.

Pour Maxime Gourmelen, graphiste et webdesigner, l’autonomie est une des 3 qualités principales pour être un bon freelance :

Il faut savoir se motiver tout seul chaque matin, savoir quelles sont les tâches à effectuer pour la journée. Être autonome permet d’être efficace et d’avancer vraiment dans les différents projets en cours.

8. Le relationnel

On continue avec les qualités importantes. Le relationnel n’est pas une qualité spécifique, mais les compétences relationnelles (au sens softskills) vous serviront au moins dans deux cas précis :

  • Avec les prospects et les clients
  • Pour bien vous entourer (réseau)

Avec les clients et les prospects, il vous savoir s’exprimer, nouer des relations et inspirer la confiance.

S’entourer d’un bon réseau peut vous aider à faire décoller votre activité de freelance. Avoir le sens du service et être capable de collaborer peut vous aider à nouer des relations. Pensez à vous rapprocher de freelances aux compétences complémentaires !

collaboration freelance

Il est en effet important de ne pas rester seul, même si vous travaillez seul sur vos projets. Un bon réseau peut être un moyen de trouver des prospects, d’avoir des références et de faire une veille de votre secteur.

On pourrait citer encore de nombreuses qualités nécessaires (ponctualité, polyvalence, patience, curiosité…), mais nous allons surtout en citer une dernière, un peu plus difficile à définir.

9. Le flair

L’intuition, le discernement, le flair, appelez-le comme vous voulez. Est-ce d’ailleurs réellement une qualité ou une compétence ?

Quoi qu’il en soit, certains freelances ont de l’intuition, ce qui leur permet parfois de repérer des opportunités plus facilement.

Un développeur freelance peut par exemple se former un langage particulier, parce qu’il sent que le marché va dans ce sens là. Un photographe ou un illustrateur peut décider de modifier un peu son style pour s’adapter à la demande. Un webdesigner peut se spécialiser dans les flat icons ou les flat illustrations, parce que tous les clients veulent ça en ce moment !

D’autres se spécialisent par secteur, ou sur des types d’entreprises (startup, grands groupes…). Enfin, un rédacteur freelance ou bien un content strategist qui lit ce paragraphe jusqu’au bout pourra nous contacter 👋

Vous pensez ne pas avoir d’intuition ?

Pas de panique, une bonne veille de votre secteur peut vous aider à identifier les tendances. Tendances 2019 du Design (Behance), langages de programmation les plus utilisés (GitHub)… il y a des exemples pour comme cela pour ce nombreuses spécialités.

Bien se préparer avant de se lancer

Maintenant que vous savez si devenir freelance est fait pour vous ou non, il est temps de rentrer dans la phase de préparation.

Si vous vous sentez déjà prêt, vous pouvez aussi directement vous rendre à notre section sur les démarches à réaliser pour obtenir le statut juridique que vous avez choisi.

🚀Pour les autres, voici quelques pistes pour bien se préparer !

Commencer en parallèle de son activité ?

Nous en avons déjà brièvement parlé, mais répétons-le : pour ceux qui peuvent, commencer une activité de freelance en parallèle de son activité principale peut être un bon moyen pour se lancer.

Vous limitez ainsi les risques et vous pouvez tester si votre offre et votre positionnement fonctionnent. Travailler avec des premiers clients pour avoir quelques références lorsque vous vous lancerez à 100% est un avantage indéniable.

Préparer un plan financier

Une étape souvent laissée de côté par les freelances, et c’est bien dommage.

business plan freelance

Établir un plan financier, au moins pour votre première année, est un élément clé pour réussir en freelance. Il est important de savoir où l’on va et de se fixer des objectifs, comme on le ferait avec une entreprise plus classique.

Certains ont davantage de compétences financières et opteront pour un business plan détaillé (incluant la cible, les concurrents et un business model …). Sans aller jusque là, nous vous conseillons de commencer par lister vos attentes et les dépenses attendues

  • Quel est votre salaire net mensuel moyen attendu ? Pour savoir de combien vous avez besoin, listez vos dépenses personnelles (impôts, nourriture, sorties, abonnements, vacances…) à l’aide de l’historique de votre compte en banque. Prévoyez un peu de marge.
  • Quelles vont être les dépenses pour votre activité ? Avez-vous besoin de matériel ? D’outils (en ligne ou non) ? D’un site internet ? De bureaux ? Combien va vous coûter votre banque professionnelle ?

Répondre à ses questions va vous permettre de définir plus facilement votre TJM. Cette étape est très importante si vous voulez éviter les mauvaises surprises lors de vos premières années d’activité.

Définir son TJM (taux journalier moyen)

Le taux journalier moyen correspond à votre prix de vente d’une journée de travail sur un projet. Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour le calculer :

  • Salaire net souhaité
  • Nombre de jours « travaillés » en moyenne par mois (hors gestion, administratif, vente…)
  • Expérience
  • Statut choisi (impact sur les charges)

Nous avons relevé deux initiatives intéressantes qui pourront vous aider à définir votre TJM freelance (ou plutôt à convertir votre salaire en TJM).

Extrait du pdf de Shine qui résume bien la formule du TJM

shine formule tjm

Se renseigner sur les aides financières

Bien se préparer à devenir freelance, c’est aussi se renseigner sur les différentes aides financières à votre disposition.

  • L’ACRE (anciennement ACCRE)
  • Le maintien des ARE ou l’ARCE si vous êtes éligible au chômage

Pour aller plus loin sur le sujet, voir les sections ARCE et aides pour les chômeurs dans notre article sur les aides pour créateurs d’entreprise.

Choisir les bons produits et services

Étape à ne pas négliger ! Choisir les bons produits et services lors de votre préparation peut vous faire gagner pas mal de temps par la suite.

Il vous faudra choisir un compte bancaire aux professionnels (plus ou moins d’options selon le statut freelance envisagé, cf notre comparateur).

Il vous faudra (si tout va bien !) une solution de facturation. Vous pouvez utiliser des modèles (word, Excel) ou bien un logiciel de facturation gratuit, ou bien payer quelques euros par mois pour utiliser une solution qui vous fera gagner encore plus de temps.

Vous pouvez aussi opter pour un logiciels de comptabilité (la plupart font aussi facturation…). Nous allons étoffer ce comparateurs au fur et à mesure de nos tests.

Enfin, il vous faudra choisir les bons outils pour votre activité, qui dépendront bien évidemment de votre domaine.

Choisir le bon statut juridique

C’est sans doute LA question principale à régler avant de se lancer en freelance.

Les enjeux principaux du choix du statut sont les suivants :

  • Chiffre d’affaires  – Optimisation des revenus (et surtout des impôts et taxes)
  • Couverture sociale – Choix d’un niveau de couverture satisfaisant

En plus de ces 2 enjeux principaux, notons aussi la rapidité d’obtention du statut, qui peut rentrer en jeu pour facturer rapidement.

Rentrons dans détail des statuts possibles (et probables) pour quiconque veut travailler en freelance.

L’Entreprise Individuelle (à Responsabilité Limitée)

L’entreprise individuelle (EI) est une option intéressante pour devenir freelance, car très adaptée au développement d’une activité indépendante, sans associés.

Sa forme à responsabilité limitée, l’EIRL, est une version très intéressante (car sécurisante) de l’entreprise individuelle. Elle permet d’affecter à son entreprise un patrimoine professionnel (matériel, véhicule…), et limiter ainsi la responsabilité du dirigeant (en cas de faillite).

Après, il faut être assez réaliste, devenir freelance nécessite dans la plupart des cas peu de dépenses : pas de locaux, pas de fournisseurs…Peu de créanciers, donc peu de risque de faillite. L’EI est donc souvent suffisante, et pas si risquée, d’autant que l’EIRL impose davantage de contraintes.

Elle s’adresse ainsi plutôt aux freelances qui dépassent les seuils de l’EI (et de son régime le plus connu, la micro-entreprise), ou encore à ceux qui réalisent d’importants bénéfices, qu’aux freelances au démarrage de leur activité. L’EIRL permet en effet d’opter pour une imposition à l’impôt sur les sociétés, de déduire des charges et la TVA. L’un dans l’autre, elle permet ainsi de payer moins d’impôts lorsqu’on dépasse certains seuils de bénéfices.

Micro-entrepreneur : le choix le plus simple

Le régime de micro-entrepreneur est le plus plébiscité par les freelances, qu’ils soient étudiants, salariés cumulant deux activités, ou bien freelances qui se lancent à 100% sur leur projet.

Bon à savoir : micro-entrepreneur n’est pas un statut juridique à proprement parler, mais un régime du statut d’Entreprise Individuelle (EI) que nous venons d’évoquer. Ce régime présente plusieurs avantages, dont surtout des simplifications et des avantages au niveau social, fiscal et comptable.

À titre d’exemple, l’étude réalisée par la plateforme freelance 404works révèle que 74% des freelances inscrits chez eux sont micro-entrepreneurs. Dans l’étude Malt, ce sont 68% des répondants qui ont choisi micro-entrepreneur pour leur activité.

La question du changement de statut intervient une fois le seuil des 70 000€ par an dépassés (autant dire que cela ne concerne pas tous les freelances).

Voici en quelques mots les raisons pour lesquelles le statut de micro-entrepreneur est très choisi pour devenir freelance :

  • Rapide et peu cher pour se lancer.
  • Création simple. Pas besoin de rédiger des statuts ni de déposer de capital social (contrairement aux SASU / EURL par exemple)
  • Gestion simplifiée. Les démarches administratives et de gestion sont limitées (dont régime micro-fiscal et micro-social)
  • Peu d’obligations comptables

like a boss

La simplicité et le coût de création reviennent très souvent dans les discussions que nous avons avec d’autres freelances, et sont ainsi un argument de choix pour ceux qui souhaitent se lancer en parallèle de leur métier actuel. C’est en effet un moyen simple et peu cher de tester si devenir freelance est fait pour soi ou non.

Côté limites, on note surtout la responsabilité illimitée du dirigeant, les plafonds de chiffres d’affaires, et l’impossibilité de déduire des charges de son chiffre d’affaires (dans le régime le plus classique).

Société (unipersonnelle) : les alternatives

Les sociétés, et notamment leurs formes unipersonnelles que sont la SASU et l’EURL sont aussi choisies par de nombreux freelances. Les avantages d’opter pour une société sont les suivants :

  • Responsabilité du dirigeant limitée
  • Souplesse pour développer son business (autres activités, faire rentrer des associés…)
  • Possibilité de déduire ses charges

Côté limites, notons le coût et les démarches de création d’une société, et des formalités de gestion et de comptabilité un peu plus lourdes. Mais ne paniquez pas pour autant, de nombreux freelances optent pour des statuts de SASU / EURL sans regretter leur choix, bien au contraire !

Si vous hésitez entre les deux statuts, n’hésitez pas à lire notre comparatif SASU ou EURL pour faire le bon choix.

Si vous souhaitez vous faire accompagner, faites un tour du côté des acteurs du juridique en ligne. KBIS rapide, prix abordable, et dossier de création revu par des experts juridiques.

Le portage salarial : le compromis

Le portage salarial, comme défini sur le site du Service Public, est « une relation contractuelle tripartite dans laquelle un salarié porté ayant un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial effectue une prestation pour le compte d’entreprises clientes ».

Il ne s’agit pas d’un statut juridique au sens stricte. Cette alternative aux statuts indépendants que nous venons d’évoquer n’est pas récente, elle existe depuis 1988, et a été redéfinie/ré-encadrée par une ordonnance en 2015 et une convention collective en 2017.

Concrètement, c’est une solution à mi-chemin entre le salariat, et le freelance 100% indépendant, dont le fonctionnement (simplifié) est le suivant :

  • Vous trouvez une mission
  • L’entreprise de portage « héberge » votre mission, et vous signe un contrat de travail
  • La société de portage perçoit les règlements de votre client et vous les reverse sous forme de salaire, après avoir réglé les charges sociales à l’administration.

Pour ceux qui souhaitent simuler leur salaire net à partir d’un chiffre d’affaires estimé, il existe des simulateurs, comme celui de webportage par exemple.

Les avantages du portage sont les suivants :

  • Sécurité et confort grâce au statut de salarié (congés payés, régime de la Sécurité Sociale, cotisations retraite, mutuelle d’entreprise, allocations chômage,, congés payés, garantie des salaires, garantie financière,…)
  • Aucune contrainte fiscale, sociale ou comptable qu’on retrouve dans les autres statuts (sociétés, entreprise individuelle)
  • Entrée et sortie du dispositif simple et sans démarche complexe
  • Autonomie et flexibilité (mais c’est davantage inhérent au fait de devenir freelance qu’au portage)

Côté inconvénients, nous avons relevé le coût du portage (vous devez reverser une partie de votre CA) et un certain formalisme.

En bref, une bonne alternative pour devenir freelance à moindre risque (ou entre deux CDI), qui historiquement attirait des profils plus séniors et souvent des cadres, mais qui attire aujourd’hui de plus en plus de jeunes.

Les coopératives d’activité et d’emploi (CAE)

Une coopérative d’activité et d’emploi est un regroupement économique solidaire de plusieurs entrepreneurs. Ceux-ci ont alors un statut d’entrepreneur-salarié. (source bpifrance).

Assez proche du portage, les CAE offrent une relative sécurité. Être freelance en CAE permet de bénéficier des avantages du salariat (protection sociale dont droit au chômage, retraite, cadre juridique, congé maternité…) tout en restant indépendant.

Le prix à payer ? Un % de votre chiffre d’affaire.

Les démarches juridiques pour devenir freelance

Se lancer en freelance, sur le papier, c’est simple. Mais dans la réalité, quelles sont les démarches à accomplir et surtout, combien ça coûte de devenir freelance ?

devenir freelance démarches

Devenir freelance micro-entrepreneur

Nous l’avons déjà dit, le statut micro-entrepreneur (= auto-entrepreneur) est probablement le plus choisi. C’est aussi le statut le plus simple et le moins cher pour se « déclarer freelance ».

Les étapes pour faire sa déclaration d’auto-entrepreneur sont relativement simples, après tout la simplification des démarches était une des raisons du lancement de ce statut.

Vous aurez deux choix :

  1. Utiliser le portail officiel – c’est l’option la moins chère, mais vous devez tout faire vous-même (site officiel).
  2. Vous faire accompagner – un peu plus cher, mais vous n’aurez quasiment rien à faire.

Vous faire accompagner peut être une bonne solution si vous n’avez pas le temps, ou bien que vous vous sentez perdu sur ces sujets. Certaines banques, comme Shine par exemple, proposent aussi des packs tout compris (6 mois de frais bancaires inclus + création du statut pour 34,9€).

Vous pouvez aussi passer par un des acteurs du juridique en ligne, ils proposent tous de s’occuper des formalités de déclaration pour vous. Vous en connaissez sans doute déjà certains : Captain Contrat, Legalstart…Pour les comparer, c’est par ici.

Dans tous les cas, les étapes pour devenir freelance micro-entrepreneur sont courtes, et abordables.

Devenir freelance en SASU

Si vous avez lu notre paragraphe sur les statuts, vous avez noté que la SASU, comme toutes les sociétés, impose davantage de contrainte de création. Il y a un certains nombres d’étapes à respecter (statuts, capital social…), et il est judicieux de se faire accompagner, surtout si vous prévoyez un champs d’activité un peu étendu.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire notre article sur la création de sasu en ligne.

C’est l’option « accompagnée » la moins chère, et la plus rapide pour obtenir son k-bis et commencer à travailler en freelance. Comptez 350-400€ tout compris pour une création rapide.

Devenir freelance en EURL

L’EURL impose des formalités plus contraignantes que le statut micro-entrepreneur. Par contre, les statuts sont plus faciles à rédiger soi-même que la SASU car davantage encadrés par la loi, mais encore une fois tout dépend de votre niveau de connaissance juridique.

Pour être sûr de ne rien rater, vous pouvez aussi vous faire accompagner. Nous vous recommandons la création d’EURL en ligne, détaillée dans cet article.

Comptez environ 60€ si vous le faites seul, 350€ avec un accompagnement en ligne, et entre 500 et 1500€ si vous faites appel à un professionnel du droit (juriste, avocat…)

Devenir freelance en portage salarial

Pour rappel, le portage salarial n’est pas un statut juridique. Les démarches à accomplir pour le lancer avec le portage salarial sont donc relativement simples. Il vous faudra choisir un acteur de portage, et venir avec un ou plusieurs clients / missions.

Devenir freelance : combien ça coûte ?

En dehors du coût déjà évoqué des démarches de création, nous ne pouvions pas finir cette partie sans évoquer les autres frais que la plupart des freelances doivent payer chaque mois ou chaque année.

Le compte bancaire

  • Auto-entrepreneur – vous aurez le choix parmi toutes les banques et vous n’avez pas l’obligation d’opter pour une offre réservée aux professionnels. Certains comptes bancaires sont mêmes gratuits, comme N26 Business ou encore le compte Axa Banque Pro.
  • SASU et EURL – vous êtes dans l’obligation, en tant que société, d’opter pour un compte professionnel. Du coup, pas de compte gratuit pour vous. Vous êtes de plus en plus nombreux à opter pour des comptes bancaires comme Qonto ou Shine par exemple, qui ne coûtent que quelques euros par mois et sont pensés très adaptés aux freelances.
  • Portage ou CAE – vous n’aurez pas besoin de compte dédié à votre activité, votre compte particulier suffit.

Quel que soit votre statut, si vos besoins bancaires sont particuliers (encaissement en espèces par exemple, crédit…), il vous faudra bien vous renseigner avant de choisir. N’hésitez pas à prendre le temps de comparer les banques professionnelles en détail.

Facturation et comptabilité

Facturation et comptabilité sont aussi des dépenses à prévoir. Les micro-entrepreneurs ont une comptabilité relativement simplifiée, ce qui est moins le cas des sociétés.

Dans tous les cas, pour gagner du temps, il existe de nombreux outils ou logiciels dédiés, soit de facturation, soit de comptabilité (soit les deux). Pour les comparer, c’est par ici pour les logiciels de comptabilité, et par là pour les logiciels de facturation.

Vous pouvez aussi vous faire accompagner par un expert-comptable (en ligne ou non).

dossiers comptabilité

Les assurances

Enfin, il faudra prévoir une ou plusieurs assurances professionnelles. L’assurance responsabilité civile professionnelle (aussi appelée RC Pro) pour couvrir les dommages causés lors d’une prestation chez un client ou un prospect peut être utile, mais elle n’est pas obligatoire pour la plupart des freelances. Si vous travaillez uniquement de chez vous, vous êtes déjà couvert par votre assurance responsabilité civile liée à votre habitation. La complémentaire santé est aussi un must pour ceux qui n’en bénéficient pas par leur conjoint.

Il y a aussi bien évident les impôts, la CFE…qui feront probablement l’objet d’un article à venir.

7 pistes pour trouver ses (premiers) clients

On profite de ce guide pour vous donner quelques conseils sur comment trouver ses premiers clients en freelance, ou trouver d’autres clients en si vous en avez déjà.

1. Le réseau

Amis, famille, ex-collègues, anciens clients…le réseau premier est souvent la meilleure manière de trouver ses premiers clients en freelance. C’est en effet beaucoup plus facile d’être recommandé par quelqu’un qui vous connait, et encore plus par quelqu’un qui a travaillé avec vous.

N’ayez pas peur de demander autour de vous, le réseau est à privilégier dans votre recherche de prospects.

networking freelance

Commencez par en discuter avec votre cercle premier, puis élargissez. N’hésitez pas à envoyer un mail à des contacts professionnels que vous n’avez pas vu depuis longtemps pour leur présenter votre nouvelle activité.

Pour Maxime Gourmelen, le réseau est la principale source de missions :

« 95% de mes contrats proviennent du bouche à oreille. Mes clients contents parlent de moi et me font bénéficier de leurs réseaux, cela me permet de trouver d’autres projets.
Je répond également à des demandes sur les réseaux sociaux. Il m’arrive de trouver quelques contrats en répondant à des annonces trouvées sur des groupes facebook. Je suis aussi inscrit sur des plateformes comme Malt et Yoss, mais les résultats n’ont pas encore portés leur fruit. »

Enfin, entourez-vous d’autres freelances, être freelance ne signifie forcément rester seul. Discutez avec eux de leur façon de trouver des clients, envisagez des complémentarités avec des freelances aux compétences similaires.

2. Les plateformes

Ah, les plateformes. Il y en a tellement qu’on a décidé récemment de faire une liste détaillée des plateformes freelances. On dirait qu’il y en a de nouvelles tous les jours !

Il  a des plateformes spécialisées par métier et des généralistes. Le fonctionnement varie d’une plateforme à l’autre, mais les grands principes restent les mêmes : ce sont des sites de mise en relation entre freelances et clients (entreprises / particuliers).

Le coût pour les freelances varie aussi : certaines sont gratuites, d’autres prennent un abonnement chaque mois, mais la plupart prennent surtout un % de votre CA facturé par le site.

Pour finir, rappelons ici brièvement pourquoi les plateformes sont une bonne solution pour trouver des clients en freelance :

  • Sécurité des paiements
  • Gain de temps
  • Exposition à davantage de clients

Notre conseil : une fois la ou les plateformes choisies, soignez votre profil. Inspirez-vous des autres profils freelance et utilisez toutes les fonctionnalités que la plateforme vous propose.

Optimiser son profil sur les plateformes

exemple profil malt

Prenons l’exemple de Malt, voici tous les éléments à votre disposition pour avoir un profil complet :

  • Titre – choisissez un titre descriptif, simple et lisible pour les prospects. Pensez « mots-clés ».
  • Compétences – Choisissez une dizaine de mots-clés pour décrire vos compétences. C’est important pour remonter dans les recherches. Pensez à ce que les gens cherchent, pas uniquement à la façon dont vous vous décrivez.
  • Description – Ici, vous avez champs libre. Travaillez votre description, présentez-vous et vos expériences brièvement, et insistez sur vos forces.
  • Portfolio – Le portfolio, ce n’est pas que pour les métiers créatifs. Vous êtes développeur ? Rédacteur ? Community Manager ? Rien ne vous empêche de mettre une capture d’écran de sites de clients.
  • Expériences –  Pensez comme sur un CV, à être exhaustif sur vos expériences passées. Mettez les régulièrement à jour avec vos missions les plus récentes. Idem pour formations / études.
  • Missions Malt – Vous n’en avez pas encore ? Ce n’est pas grave, profitez de votre description pour expliquer votre expérience et les missions que vous avez déjà réalisé ailleurs.
  • Recommandations externes – Profitez de cette section ! Un très bon moyen de montrer la pertinence de son profil à des prospects, même si on n’a pas encore réalisé de mission sur Malt.

Tout remplir vous permet d’avoir un profil complet et détaillé pour les clients. C’est aussi très probablement un critère qui fait que les algorithmes des plateformes mettent votre profil en avant plutôt qu’un autre. De la même manière, répondre rapidement aux clients est un critère pour remonter dans les classements.

Après tout, c’est aussi l’image des plateformes qui est en jeu, et que se passerait-il si les clients / prospects qui cherchent des profils freelance ne voyaient que des profils incomplets ? Ils iraient chercher ailleurs.

3. LinkedIn (ou Viadeo)

LinkedIn, c’est LE réseau social pour les professionnels, et à n’en pas douter le plus adapté pour la plupart des freelances.

En quelques chiffres, LinkedIn c’est plus de 600 millions d’utilisateurs dans le monde, donc 50% sont des utilisateurs actifs et environ 16 millions d’inscrits en France, donc 10 millions utilisateurs actifs.

Au-delà des chiffres, LinkedIn permet aux freelances de :

  • Mettre en avant vos compétences et expériences passées
  • Entrer en relation avec d’autres freelances (en direct ou dans des groupes)
  • Vous former et faire une veille
  • Trouver des clients

En plus de vous permettre une recherche active, un profil bien optimisé permet de remonter correctement dans les résultats de recherche, et d’avoir des prospects qui viennent à vous naturellement. Pour ceux qui souhaitent des conseils pour optimiser leur profil LinkedIn quand on est freelance, n’hésitez pas à lire cet article dédié.

4. Facebook

Même si à notre avis Facebook est derrière LinkedIn pour la plupart des freelances, négliger Facebook dans votre recherche de clients serait sans doute une erreur.

Plusieurs stratégies s’offres à vous :

  • Profiter des groupes existants
  • Créer et animer votre propre communauté
  • Animer votre propre page Facebook

Profiter des groupes existant est un bon moyen de démarrer, et sans doute le plus simple. Il existe en effet déjà un nombre incalculable de groupes, dans quasiment tous les domaines d’activités.

Commencez par vous y inscrire, identifiés les groupes les plus prometteurs, et passez du temps à nouer une relation de confiance avec d’autres membres. Faites-vous connaître, aidez les autres membres, participez. Il sera d’autant plus simple de présenter votre offre ou répondre à des besoins si vous êtes déjà connu (et apprécié) des modérateurs du groupe.

groupes facebook freelance

Si vous souhaitez rejoindre notre groupe privé d’entraide : le coin des travailleurs indépendants et des freelances.

Créer et animer votre propre communauté est une option plus complexe et plus chronophage, mais qui peut être d’une efficacité redoutable. Le principe : créer un groupe de personnes intéressées par votre sujet d’expertise.

Il y a globalement deux façons de voir le sujet. Soit vous vous adressez uniquement à vos prospects. Soit vous rassemblez autour de vous des gens comme vous (freelances, pas forcément le même domaine d’activité) dans l’optique d’échanger et surtout que votre communauté devienne une référence y compris pour les entreprises.

Enfin, créer et animer votre propre page peut être une solution pour se faire connaître et remonter dans les résultats de recherche. Certains y associent même un petit plan média (Facebook Ads) pour augmenter leur visibilité.

5. Un portfolio

Nous avons déjà évoqué les plateformes freelance et LinkedIn comme 2 moyen de mettre en avant votre portfolio, mais il y a d’autres façons de le faire.

  • Un pdf ou une présentation
  • Un mail, qui liste vos réalisations
  • Des portfolios spécialisés (500px pour les photographes freelance, Dribbble, Behance ou encore Kob-one pour les designers/graphistes…)

exemple de portfolio freelance

Un exemple de portfolio sur Behance

6. Son propre site web

Certains pensent que créer son propre site web pour trouver des clients quand on est freelance est indispensable. À notre avis, c’est indispensable lorqu’on est développeur (voire webdesigner, graphiste), mais pas indispensable pour tous les freealances, même si c’est un atout pour bien se vendre :

  • Présentation professionnelle de votre travail et de votre domaine d’expertise
  • Permet de rassembler vos références et des témoignages clients
  • Vous sert de carte de visite

En tout cas, de nombreux freelances créent leur propre site lorsqu’ils se lancent, car il est aujourd’hui très facile de le faire. En effet, les outils de création de site web comme Wix, Jimdo ou enocore Squarespace sont à la portée des débutants et offrent des formules gratuites pour la plupart.

Couplé à une stratégie de marketing personnel et/ou à de l’acquisition de visiteurs (en SEO ou même à Google Ads, Facebook Ads ou LinkedIn Ads), un site peut rapidement devenir votre premier apporteur d’affaires.

7. Intégrer un collectif de freelance

On poursuit avec un conseil pragmatique pour trouver des clients en freelance : Intégrer un collectif.

Un collectif de freelances est un groupement informel de freelances (aux activités similaires ou complémentaires). Il en existe beaucoup, et dans la plupart des domaines d’activités (graphistes, développeur, rédacteurs…). Intégrer un collectif peut être un moyen d’avoir des conseils et de se préparer, mais aussi et surtout de trouver ses premiers clients.

3 freelances vous parlent de leur quotidien (et de leurs difficultés)

Pour finir cet article, nous avons demandé à quelques freelances de nous parler de sujets qui font leur quotidien, en n’omettant pas les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.

Bien définir le budget d’une mission

On commence avec quelques conseils de Johan Berger, le photographe Freelance, sur comment définir un forfait et éventuellement le revoir en cours de mission.

Je facture toujours à la mission, après la prise de brief je définis avec mon client le nombre de jours de travail nécessaires que je transforme en un forfait global pour le travail à faire. En réalité je passe des fois plus de temps que ce qui a été défini, parfois moins… mais c’est plus facile pour tout le monde de travailler sur une enveloppe fixe. Rarement, quand le scope de travail change trop au cours du projet, je demande une rallonge ou je diminue mon tarif.

Gérer l’instabilité et la solitude

Devenir freelance, ce sont aussi des difficultés à gérer au quotidien. Tout n’est pas toujours rose, et il serait un peu malhonnête de ne parler que des avantages. Maxime Gourmelen nous parle de 2 difficultés, qui sont communes à la plupart des freelances : l’instabilité et la solitude.

Concernant les difficultés que j’ai pu rencontrer, je dirais tout d’abord l’instabilité, qui peut être difficile à gérer. Les mois sont variables et il faut s’adapter aux contrats remportés ou non. Parfois, on a des bons mois et parfois, c’est le calme plat. Il faut pouvoir gérer son temps mais aussi la pression de ne pas pouvoir se projeter.

La solitude est pour moi une seconde difficulté. Être auto-entrepreneur peut amener à l’isolement. J’ai eu des difficultés à discuter avec mon entourage de mon travail. Être digital nomade est un mode de vie en pleine expansion, mais reste encore flou pour beaucoup de personnes. D’ailleurs, mon travail m’amène souvent à collaborer avec d’autres freelances. Pour ceux qui débutent, je conseillerais de partir à la rencontre d’autres freelances, en allant par exemple dans un espace de coworking. Il est important pour un freelance d’avoir un réseau solide.

Attention aux impayés

Caroline Rasch est freelance, consultante SEA et publicité en ligne. Nous avions entendu parler de sa mésaventure sur un Slack réservé aux freelances, et lui avons proposé de vous en parler ici.

Après plusieurs années en agence de communication, l’année dernière j’ai décidé de franchir le pas et de me mettre à mon compte en tant que freelance. De par mon expérience professionnelle, naturellement et naïvement mes premiers clients ont également été des « grandes » agences, tout en oubliant que dans certains cas (pas tous) la différence de statue salarié vs. freelance est prépondérante. Non pas en terme de mission (en tant que freelance c’est le jeu…), mais plutôt en terme de gestion RH et financière.

Freelance depuis peu, j’ai été trop souple quant aux preuves qui engageaient le cadre de la mission. Au moment où il a fallu que j’engage des actions afin de me faire payer (et oui, plus de 6 mois de relance sur mes factures, sans réponses…) je ne disposais pas d’éléments assez solides pour faire une injonction en justice. Heureusement j’avais le contact du client final. C’est lui qui a alors fait en sorte que je sois payé, bien-sûr, sans pénalité de retard !

Une situation malheureusement trop fréquente, et sans aller jusqu’à ce genre de mésaventures, il est fréquent d’avoir de gros décalages de trésorerie tant les clients mettent longtemps payer.

C’est fini pour le guide 2019 pour devenir freelance sereinement ! Vous avez des remarques, contactez-nous !

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