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Recrutement | 24 statistiques et chiffres clés et 5 tendances pour 2022

Le recrutement est un investissement majeur pour toutes les entreprises. Aujourd’hui, il est devenu un véritable enjeu puisqu’il est de plus en plus difficile d’identifier, d’attirer et de recruter la perle rare. Le marché du travail a connu une transformation irréversible ces dernières années, marquée par une transition numérique et la crise sanitaire qui n’a fait qu’accélérer son évolution. Dans cet article, nous avons sélectionné pour vous 24 chiffres clés et 5 tendances à connaître sur le recrutement en 2022 !

24 statistiques et chiffres clés

Chiffres clés du recrutement

Plus de 648 000 créations nettes d’emplois ont été enregistrées en 2021

Le secteur privé a connu un rebond en termes de création nette d’emplois en 2021. Selon l’INSEE, le taux de création nette d’emplois a augmenté de 3,3% par rapport à 2020 (pendant la crise sanitaire) et de 1,5 % par rapport à 2019 (avant la crise). Malgré les répercussions de la pandémie, cette année a été marquée par une forte croissance de l’emploi.

Plus de 3 millions d’intentions de recrutement sont envisagées en 2022

Malgré l’incertitude liée à la crise sanitaire, les intentions d’embauche des employeurs sont en hausse de près de 13% en 2022 par rapport à 2021 (11%), soit plus de 323 000 projets d’embauches supplémentaires. Autrement dit, 9 employeurs sur 10 ont l’intention d’embaucher en 2022. Il s’agit d’une croissance exceptionnelle pour le recrutement en 2022.

70 % des intentions de recrutements de 2022 émanent des entreprises de moins de 50 salariés

Parmi ces intentions de recrutement, 47% proviennent des entreprises de moins de 10 salariés, et 23% des entreprises de 10 à 49 salariés. À noter que les petites entreprises font de plus en plus recours aux alternants dans l’intention majeure de les former pour les recruter à la fin de leurs études.

Le processus de recrutement dure entre 4 à 8 semaines

Entre le premier entretien et la signature du contrat, le délai moyen d’embauche en France est de 1 à 2 mois. Cette durée varie généralement en fonction du type de poste et la complexité de recrutement. Néanmoins, elle peut être réduite en utilisant des méthodes et des outils numériques comme les ATS et les job boards pour gagner du temps sur les étapes de sélection des candidats et procédures de recrutement.

Un recrutement coûte en moyenne 5 300 euros

Le coût d’un recrutement est variable d’une entreprise à une autre. Il dépend de la taille de l’entreprise, de son secteur d’activité, des moyens et canaux utilisés pour recruter ainsi que de la durée du processus. En général, le budget d’un recrutement peut commencer à moins de 3 000 euros et peut dépasser les 10 000 euros.

Motifs et moyens de recrutement

Environ 620 000 postes se libèrent chaque année suite aux départs en retraite

Depuis 2012, les départs à la retraite atteignent en moyenne environ 620 000 par an. Indépendamment de l’ampleur de la création nette d’emplois, il y aura toujours des postes à pourvoir chaque année lorsque les seniors arriveront au terme de leur carrière professionnelle.

24 % des recrutements ont été effectués en raison de l’accroissement de l’activité en 2020

Le principal motif d’embauche en 2020 est le départ, soit par démission ou par licenciement (29%). Le surcroît d’activité arrive en second (24%) dans les raisons des recrutements, suivi par la création de postes (20%), le remplacement suite aux mutations internes (14%) ainsi que le départ en retraite (13%).Environ 760 000 postes sont à pourvoir chaque année jusqu’en 2030 à cause des départs

Selon le rapport Les métiers en 2030 édité par la Dares, 760 000 postes en moyenne seront à pourvoir chaque année d’ici 2030 dans différents secteurs. Ces postes seront vacants en raison des départs en fin de carrière estimés.

29% des entreprises ont été assistées par un cabinet de recrutement en 2021

Pour faire face aux difficultés du recrutement des cadres, les PME ont davantage recours à un intermédiaire de recrutement que les grandes entreprises. Selon le baromètre APEC, 29% des entreprises ont eu recours aux services de cabinets de recrutement au cours de l’année 2021, tandis que 25% totalement ont abandonné leur démarche.

Le recrutement de saisonniers représente 29,6 % des projets de recrutement prévus en 2022

Selon Pôle Emploi, 901 719,6 projets saisonniers sont envisagés pour l’année 2022. Cette part a enregistré une baisse de 2.6% par rapport à 2021 (32,2 %). Cela implique que les emplois permanents ont fortement évolué.

Crise sanitaire et recrutement

Le taux de chômage a enregistré une baisse de 1,1% en 2021

Malgré les répercussions de la pandémie, le taux de chômage est passé de 8,6% en 2020 à 7,5% en 2021, soit un taux proche de celui d’avant la crise sanitaire (7,4%). Cette baisse reflète l’augmentation des créations d’emplois et la digitalisation du travail qui ont permis aux entreprises de continuer à recruter.

94 % des recruteurs ont maintenu les recrutements pendant la crise sanitaire

De manière surprenante, 94% des recruteurs ont maintenu le recrutement pendant la crise sanitaire, 47% déclarant avoir recruté en 2021 autant qu’avant la pandémie, tandis que 15% d’entre eux ont recruté encore plus qu’habituellement. Seuls 31% ont réduit leur volume de recrutement au cours de la même année.

86 % des recrutements effectués en 2020 sous forme de CDI

En effet, la quasi-totalité des projets d’embauches maintenus pendant la crise sanitaire concernaient des CDI. Ces contrats ont touché principalement le secteur de la vente et du commerce (33%), suivi du secteur industriel qui a maintenu son activité pendant la crise (27%).

50 % des recruteurs ont élargi le champ de leur recherche de candidats en 2020

Toujours dans le contexte de la pandémie, l’obligation de télétravail en France a permis aux recruteurs comme aux candidats d’élargir leurs périmètres de travail. En 2020, 50% des professionnels RH ont enregistré une hausse des candidatures en provenance de zones éloignées, ce qui a conduit 45% d’entre eux à étendre leur périmètre de recherche dans toute la France afin de trouver le candidat idéal.

11% des recruteurs sont prêts à embaucher pour des postes 100% à distance

Partant du constat que 8 candidats sur 10 préfèrent travailler entièrement à distance, seulement 11% des entreprises prévoient de proposer un télétravail à 100% en 2022. Par ailleurs, selon une étude menée par le job board Monster, 51% des recruteurs optent pour le travail hybride, tandis que 32% privilèges de rester sur site.

Chiffres de l’alternance

718 000 contrats en alternance ont été signés en 2021

D’après les données publiées par la Dares, le nombre total de contrats en alternance en France pour l’année 2021 a atteint 718 000, contre 510 300 en 2020. Le nombre de ces contrats a considérablement augmenté au cours des trois dernières années grâce aux différents aides de l’Etat réservées à l’alternance, notamment au cours de la crise sanitaire (+30% en moyenne).

71% des embauches en alternance concernent le secteur des services

Le secteur des services est la première source de recrutement des alternants en 2021, suivi par l’industrie (15%) la construction(11%) et l’agriculture / pêche (3%). Au sein du secteur des services, le commerce, le conseil et la banque / assurance sont le trio de tête et représentent au total 38% des embauches des alternants.

Les entreprises qui embauchent le plus d’alternants sont les TPE et les PME

Sachant que le nombre de contrats d’apprentissage a plus que doublé ces dernières années, ce sont les entreprises de moins de 50 salariés qui font de plus en plus appel aux alternants. En 2021, 66% des contrats d’alternance d’une durée de 18 mois ou plus ont été signés dans des TPE et PME.

61% des alternants sont embauchés dans un délai de 6 mois après la fin de leur formation

Globalement, les jeunes diplômés ayant suivi leurs études en alternance bénéficient d’une meilleure insertion sur le marché du travail. 6 jeunes sur 10 (soit 61%) des ex-alternats occupent un emploi salarié dans l’entreprise où ils ont effectué leur apprentissage ou dans une autre.

Les entreprises qui recrutent des apprentis bénéficient d’une aide du gouvernement

Suite à la crise sanitaire, le gouvernement français a renforcé son aide pour le recrutement d’apprentis. Cette mesure permet à un employeur qui recrute un étudiant en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation de bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 8 000 €. Cette aide exceptionnelle prendra fin en 2022.

Digitalisation du recrutement

8 entreprises sur 10 ont digitalisé leurs méthodes de recrutement en France en 2021

Pour faire aux difficultés de recrutement, 82% des recruteurs ont accéléré la digitalisation de leur processus de recrutement au cours des dernières années en faisant recours à des outils et méthodes numériques.

En 2019, déjà 46% des entreprises ont été équipées d’un ATS pour gérer les candidatures

Depuis 2019, au moins un recruteur sur deux a déjà mis en place un logiciel de recrutement (ATS) afin de faciliter la gestion des candidatures et d’optimiser le processus de recrutement dans sa globalité.

91 % des recruteurs utilisent des job boards

L’utilisation des job boards s’est démocratisée avec le passage au digital, tant par les recruteurs que par les candidats. En plus de la publication sur leur site internet, 91% des recruteurs en France diffusent leurs annonces sur les job boards et les réseaux sociaux pour atteindre les candidats les plus pertinents.

75% des demandeurs d’emploi postulent grâce à la marque employeur

Il est de plus en plus important d’avoir une marque employeur forte. Aujourd’hui, 86 % des candidats consultent les avis et évaluations des employés de l’entreprise avant de décider de postuler, et 75 % d’entre eux sont désormais susceptibles de postuler si la marque employeur de l’entreprise est remarquablement active.

Une forte marque employeur diminue le coût de recrutement de 43%

À la suite d’une enquête menée par le fameux job board Glassdoor, 86% des professionnels des RH affirment qu’un recrutement de qualité permet de promouvoir l’entreprise en tant qu’employeur et d’attirer 50% plus de meilleurs talents. Une marque employeur forte permet donc d’économiser jusqu’à 43% sur les coûts de recrutement.

5 tendances du recrutement en 2022

Le recrutement doit s’adapter aux attentes des jeunes

Si les jeunes connectés sont de plus en plus présents sur le marché de l’emploi, il s’avère nécessaire de faire évoluer les processus et les approches de recrutement traditionnels.

En effet, d’après l’INSEE, les trois quarts environ de la population active seront composés de cette génération d’ici 2025. Il est donc opportun pour les entreprises d’adapter leur stratégie de recrutement aux attentes et exigences des jeunes.

Parmi leurs attentes, les jeunes accordent une grande importance à la Responsabilité Sociétale des Entrepirses (RSE) et l’impact environnemental dans le choix du futur employeur. Ils souhaitent également plus de justice sociale, plus de diversité et une meilleure égalité des genres au travail. Ils attachent donc une importance croissante à d’autres critères que la simple rémunération, mais pas uniquement les critères sociaux ou environnementaux : les valeurs partagées, la reconnaissance, la valorisation et l’ambiance de travail sont aussi des critères de choix Par conséquent, l’une des principales tendances du recrutement en ce moment est la mise en avant de la culture d’entreprise.

Afin de séduire les jeunes, il est aussi impératif de s’appuyer sur les outils et modes de communication qu’ils utilisent au quotidien. Selon une étude menée par Corner Job, le téléphone portable est devenu l’outil le plus utilisé par cette génération dans la recherche d’emploi. En effet, 73 % des 18-35 ans recherchent des emplois depuis leur smartphone. Il est donc nécessaire pour les entreprises d’être présentes sur les médias et plateformes les plus utilisés sur mobile (les applications des job boards notamment). Il est important d’avoir un site internet de qualité sur mobile, qui leur permette non seulement de postuler, mais d’accéder facilement à l’information.

Le digital au cœur des processus de recrutement

Dans la même lignée, la digitalisation et la dématérialisation du recrutement sont de plus en plus importantes, et ce particulièrement depuis le Covid. D’après une étude menée par l’institut de sondage OpinionWay sur le “Recrutement et crise sanitaire”, 82% des recruteurs déclarent avoir modifié leurs procédures de recrutement en réponse aux difficultés d’embauche, et plus particulièrement depuis la crise sanitaire. Trois quarts de ces professionnels affirment que le digital a considérablement amélioré leur processus de recrutement dans sa globalité.

L’étude précise aussi que 84 % des entreprises qui ont digitalisé l’embauche en 2021 ont eu accès à de meilleurs profils de candidats et ont pu s’engager avec les candidats de manière plus personnalisée. Ces mêmes entreprises ont aussi pu traiter les candidatures plus rapidement grâce à des logiciels ATS et les autres outils en ligne.

Enfin, l’intelligence artificielle a un bel avenir sur le secteur, avec les nombreuses possibilités de filtrer les profils lors du sourcing pour identifier plus facilement les meilleurs candidats, ou en tout cas d’améliorer la bonne correspondance entre un candidat et une entreprise.

La marque employeur de plus en plus cruciale

Très importante pour les jeunes comme nous l’avons mentionné, la marque employeur devient un argument de recrutement que la plupart des candidats regardent de très près.

L’arrivée des évaluations d’entreprises via des plateformes de notation a permis aux candidats d’être plus sélectifs dans le choix des entreprises.

En 2019, Linkedin a déclaré que 73 % des PME sont confrontées à la concurrence d’entreprises plus réputées pour attirer les meilleurs talents. En effet, avant de postuler, 78 % des candidats pensent à la réputation de l’entreprise en tant qu’employeur. Travailler sa stratégie de marketing RH et développer sa marque employeur devient donc incontournable et un vrai avantage en termes de recrutement.

Depuis quelques années et avec le développement de plateformes telles que Welcome to the Jungle et Monster, les entreprises peuvent désormais faire appel à des professionnels pour les aider à déployer leur marque sur le web.

La flexibilité et le télétravail deviennent un critère de choix

L’épidémie de Covid a modifié le lieu et le mode de travail de nombreuses personnes, ce qui a donc transformé les attentes des candidats vis-à-vis du rythme et de la cadence du travail.

Les employeurs qui proposent davantage d’options d’emploi à distance sont mieux placés pour attirer les talents, car les candidats y accordent désormais une plus grande importance. D’après des données de Glint et Linkedin, 87 % des employés déclarent ainsi qu’ils préfèrent travailler à distance au moins la moitié du temps. Entre janvier et mai 2021, la flexibilité du travail est passée de la septième à la quatrième composante la plus importante pour les candidats dans leur recherche d’emploi.

Une étude de Deloitte a classé le bien-être au travail comme la tendance la plus importante pour 2021. En ayant des horaires de travail flexibles, les employés se sentent mieux, sont plus motivés, plus productifs et bénéficient d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, qui est considéré comme la priorité absolue par la plupart des candidats.

La transparence des salaires

En France, la pratique de la mention des salaires dans les annonces de recrutement est de plus en plus répandue. Cette approche, déjà adoptée par les entreprises américaines, consiste à élaborer une fourchette salariale pour le poste en pourvoir et qui fera l’objet d’une offre d’emploi. Selon une étude de Hellowork, 87 % des candidats en France ont déclaré qu’ils s’attendaient à être informés de la rémunération lorsqu’on leur proposait un emploi.

Cela permet également d’attirer des candidats passifs, car le salaire proposé dans une offre d’emploi peut inciter une personne ayant déjà un travail à postuler et changer d’emploi, alors qu’il ne l’aurait peut-être pas fait sans cette information.

Communiquer sur les salaires dans les annonces est également souvent un gain de temps. Les candidats qui ne sont pas satisfaits du salaire proposé par l’entreprise ne se donneront pas la peine de postuler. Cette stratégie élimine aussi une grande partie du problème de la discussion des prétentions salariale.

Aujourd’hui, la transparence des salaires va même au-delà du recrutement avec des entreprises comme Alan ou Shine qui ont rendu public leurs grilles salariales et communiquent beaucoup dessus. La transparence des salaires peut donc même participer à la marque employeur, l’entreprise étant alors perçue comme honnête et transparente.

FAQ

Quelles sont les grandes tendances du recrutement en 2022 ?

Sur la base de nos analyses, les principales tendances sont liées à la digitalisation du processus de recrutement ainsi qu’à l’accent mis sur les valeurs et la culture d’entreprise. L’investissement dans la marque employeur joue un rôle majeur pour attirer les bons talents.

Combien de projets d’emploi sont prévus pour 2022 en France ?

Lorsque l’activité économique a repris en 2021, environ une entreprise sur trois avait l’intention d’embaucher en 2022, ce qui porte le nombre d’embauches prévues cette année à plus de 3 040 000.

Combien coûte un recrutement ?

Le coût d’un recrutement dépend de sa compléxité. Généralement, un recrutement peut coûter entre moins de 3 000 euros et plus de 10 000 euros.

Guillaume Robez

Responsable éditorial

Guillaume est le co-fondateur d'independant.io. Sa spécialité ? Décrypter les offres, lire les conditions générales et les grilles tarifaires pour vous dénicher les meilleurs produits et services.