Portrait #3 – Morgane et Nicolas, 2 Freelances en Tour du Monde !

independantio

Mis à jour le 27 Mar 2019 dans

photo digital nomad

On continue la série des portraits d’indépendants avec un double portrait : Morgane Ponton (30 ans, née à Marseille), et Nicolas Le Flohic (28 ans, né à Chambray les Tours), partis d’Orléans pour une durée indéterminée. Ils sont en effet en tour du monde pendant 365 jours minimum !

Nous pensons toujours qu’il peut être intéressant pour ceux qui hésitent à se lancer d’avoir des retours concrets et honnêtes, et offrons donc une tribune libre aux indépendants, freelances, entrepreneurs ou même professions libérales.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez participer !

— Bonjour à tous les deux, pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui vous amené à ce tour du monde ?

Morgane : Après mon école de management, mon parcours est 100% digital. J’ai fait mes armes en agence. Le webmarketing tout d’abord puis à des postes de chef de projet. Dans le conseil, j’ai travaillé dans une start’up soutenue par un grand groupe bancaire dans le paiement mobile (paiement entre amis, paiement dématérialisé dans les stores, les shops dans Facebook et le Tricount by Banque Populaire – Money Friends). J’ai intégré le groupe Crédit Agricole dans un service de Product Owners où j’ai pu observer la transformation digitale d’une entreprise de 52 000 clients avec toute la conduite du changement qu’elle implique.

Enfin, j’ai eu la chance de lancer une start’up dans l’immobilier avec une démarche 100% design thinking afin de réinventer la relation client. Le freelance a été une étape importante et un choix de vie : celui de pouvoir travailler partout dans le monde, de choisir mes clients et d’avoir une totale autonomie d’organisation.

Le freelance a été une étape importante et un choix de vie : celui de pouvoir travailler partout dans le monde

Nicolas : Entrepreneur à 16 ans, rien dans mon parcours ne m’avait pré-destiné à devenir Digital Nomad. Après des études dans l’audiovisuel et une saison comme intermittent du spectacle, j’ai repris un parcours plus classique dans le management avec en poche une licence spécialisée dans la grande distribution.

Vite rattrapé par l’envie d’entreprendre, j’ai monté une Start-up dans le prêt-à-porter sur internet. C’est à ce moment là que j’ai découvert le développement informatique et les joies de pouvoir réaliser soi-même ses idées. 4 ans plus tard, me voici reconverti en développeur web, avec comme particularité de parcourir le monde tout en travaillant sous le statut de Freelance.

4 ans plus tard, me voici reconverti en développeur web.

— Quel est votre quotidien de digital nomad ? Quels sont vos domaines de prédilection ?

Morgane : Le but de ce mode de vie est de décloisonner la vie personnelle et professionnelle. Cela n’empêche en rien d’avoir un cadre et c’est même primordial pour nous. Les coworking sont parfaits pour ça. Il y’en a quasiment partout dans le monde, et ils permettent d’avoir un environnement vraiment propice à la concentration et au travail. De plus, c’est un lieu intéressant pour rencontrer du monde et échanger avec d’autres personnes souvent dans le même mode de vie que nous.

Nos semaines ne se ressemblent jamais. Il peut nous arriver de travailler 10h par jour pendant 6 jours et de voyager pendant 2 semaines entières. C’est un mix entre nécessité, envie et motivation. L’important c’est de savoir que quel que soit le lieu, tant qu’il y a internet, tout endroit peut se transformer en bureau !

Je travaille principalement sur de la rédaction web, du growth hacking et du community management. Je me forme également en UX design pour me spécialiser dans ce secteur au retour de notre voyage.

Nicolas : Pour ma part, je suis développeur web Full Stack et je me suis aussi spécialisé dans les Chatbots utilisant de l’intelligence artificielle. Mon temps est partagé entre production, relation client, et formation. J’accorde beaucoup d’importance à ce dernier point pour rester à jour et suivre les tendances.

— Ce que vous préférez dans votre quotidien ? Ce que vous aimez le moins ? Comment organisez-vous vos journées ?

Le pied quand tu es Digital Nomade, c’est que tu as l’impression que tout est possible. Tu veux partir à la découverte d’un pays ? Pas de problème. La seule règle que nous nous sommes fixée, est de s’auto-suffire financièrement avec notre travail. Cette liberté est vraiment exceptionnelle et nous permet de découvrir des milliers de nouvelles choses chaque jour. La possibilité de pouvoir travailler n’importe où est aussi un sentiment vraiment agréable qui accroît notre productivité exponentiellement.

Cette indépendance impose forcément quelques sacrifices, et notamment l’éloignement de la famille et des amis. Avant de devenir Digital Nomade, il est important de savoir si on est prêt à rater le mariage de sa cousine ou encore la naissance de sa nièce…

[…] l’impression que tout est possible. Tu veux partir à la découverte d’un pays ? Pas de problème.

Nos journées varient beaucoup en fonction du lieu où nous nous trouvons et de la période. Ce qui est fabuleux, c’est qu’aujourd’hui nous arrivons à prendre le temps de faire des choses quasi impossibles avant pour vous. En moyenne sur une semaine : nous travaillons 50%, dédions 10% à l’écriture de notre blog et l’animation de nos groupes sur les réseaux sociaux, 30% au tourisme et 10% à faire ce que nous n’avions jamais le temps de faire : lire, cuisiner, apprendre l’anglais !

— Comment trouvez-vous vos missions ?

Nicolas : Je m’étais lancé en freelance deux ans avant mon départ. J’ai donc eu le temps de construire et fidéliser mon réseau. Mes clients existants ont parfaitement compris et accepté mon départ sans que cela ne pose de problème dans notre collaboration. Avec la distance, je me suis tout de même rendu compte qu’il était beaucoup plus compliqué de maintenir son réseau actif. C’est pourquoi, il est important de régulièrement trouver d’autres sources de revenus.

Morgane : Je suis devenue freelance une semaine après avoir quitter mon dernier job et une semaine avant notre départ. Après réflexion, cela aurait été plus facile de commencer à démarcher avant de partir. A distance, j’ai eu tout à prouver mais cela ne m’a pas empêché de décrocher mon premier contrat deux jours après notre arrivée.

Pour décrocher des contrats et des nouvelles missions, il existe plein de moyens différents. Tout d’abord, on a fait jouer notre réseau le plus fiable et le plus simple : notre entourage (1er, 2ème et 3ème degrés).

Pour décrocher des contrats plus simplement, pensez à vous spécialiser.

Ensuite, il faut se montrer avant de chercher. C’est donc important de faire partie d’une ou plusieurs communautés, d’être actifs, et de montrer votre présence dans votre domaine de prédilection. Par exemple, on fait tous les deux partie d’une grande communauté de Freelance (Crème de la Crème), de différents groupes de Meet-up, on participe à des Startup Weekend (même à Bali ^^), etc… Nous sommes également très actifs sur les réseaux sociaux comme Linkedin qui est une source intarissable de prospects.

Enfin, il y a plein de plateformes freelance qui proposent des missions en télétravail. Pour citer les meilleures : Crème de la Crème, Malt, Codeur.com, Graphiste.com… Pour décrocher des contrats plus simplement, pensez à vous spécialiser. Maintenant que nous sommes plus à l’aise en anglais, nous sommes également présents sur les plateformes US qui recrutent partout dans le monde : Upwork, remote.com, Workew.

— Quel statut juridique avez-vous choisi ?

Nous avons chacun une auto-entreprise en France pour les clients Français principalement. Nous avons également ouvert une société en Estonie avec le programme E-residence pour les clients étrangers et pour nous permettre de donner vie à nos différents side-projects.

— Pourquoi un statut indépendant plutôt que salariés ?

En plus d’être indépendants, nous souhaitions pouvoir voyager et ne pas avoir de deadline de retour. Ces trois conditions étaient réunies grâce au freelancing. Un congé sabbatique est toutefois envisageable pour un projet de tour du monde et cela offre le confort du retour.
Pour nous, l’objectif est d’adopter définitivement un autre mode de travail que le salariat, même après notre voyage. Le freelance est également un bon tremplin entre le salariat et l’entrepreneuriat.

— Au quotidien, quels sont tes problématiques administratives ?

L’administration n’est pas notre tasse de thé, heureusement, il existe aujourd’hui beaucoup de services qui vous facilitent la vie pour devenir Digital Nomade.

Pour l’assurance, nous avons choisi Chapka Assurance. Testé et approuvé, ils sont d’une efficacité redoutable et complètement adaptés à notre mode vie. Vous pouvez les joindre sur WhatsApp, envoyer vos justificatifs par mail etc… Tout est simple pour un coût trés compétituf.

Concernant les finances, nous avons 2 comptes chacun plus un compte pour la société Estonienne (Banque Holvi). 1 compte français Crédit Agricole pour les paiements français professionnels et un compte N26 (Allemand) pour l’étranger et le quotidien. L’énorme avantage avec N26, c’est que vous pouvez retirer et payer à l’étranger dans le monde entier, sans frais (la carte black coûte 5,90€). Petit plus par rapport aux autres banques que nous avons testées, leur application offre une expérience utilisateur sans précédent.

Pour aller plus loin : Lire notre comparatif banque pro 2019

Pour la compta, nous n’avons pas de compte commun, mais un Tricount uniquemement. Tricount, c’est une application qui permet de gérer ses dépenses communes. On met toutes nos dépenses dessus et on s’équilibre comme ça. Rapide et efficace, ça impose quand même une certaine rigueur pour ne rien oublier, et éviter les disputes !

La grosse difficulté pour nous, se trouve au niveau de l’administration Française… Déclarer les bons revenus au bon endroit au bon moment est un vrai casse tête. Nous allons certainement faire appel à un Freelance spécialisé en droit et en fiscalité pour nous aiguiller et se faire aider.

— Des conseils pour ceux qui souhaitent se lancer ?

Le nombre de métiers différents que nous croisons en Digital Nomadisme est impressionnant ! Devenir digital nomade et se lancer en freelance est maintenant devenu accessible pour la plupart des métiers. Nous avons écrit un article très complet sur “Comment devenir digital nomade”, si cela vous intéresse. Le plus important, c’est d’être conscient, que comme toutes bonnes choses, il y a des inconvénients et la vie de Digital Nomade est loin d’être celle qu’on peut s’imaginer sur Instagram. L’auto-gestion, le stress des périodes d’activité creuses, la gestion du décalage horaire et l’éloignement familial et amical permanent ne sont que quelques exemples qui peuvent freiner certaines personnes.

Comme toutes bonnes choses, il y a des inconvénients et la vie de Digital Nomade est loin d’être celle qu’on peut s’imaginer sur Instagram.

Notre meilleur conseil est donc de faire son choix en connaissance de cause et en ayant conscience de toutes les facettes de ce mode de vie. Ou de partir en couple pour moins de solitude… Maintenant qu’on se le dise, aujourd’hui on ne regrette pas du tout notre choix, et si c’était à refaire…. On commence quand ?

Ce voyage nous amène à observer et apprendre constamment en observant d’autres freelances que nous rencontrons et en échangeant sur nos galères et nos bonnes pratiques. Cela nous ouvre aussi les portes des nouveaux modes d’organisation des entreprises de demain. Plus d’une personne sur deux aux US est indépendante. J’ai par exemple postulé pour une start-up dans la finance dont le fonctionnement est totalement à distance (remote) entre Denver, Los-Angeles, le Mexique et l’Australie. Ces jeunes entreprises ne tournent pas pour autant au ralenti, au contraire, elles sont très fructueuses et attirent les talents. Ce sont autant d’opportunités de travail que nous envisageons à notre retour. C’est aussi un voyage qui fait émerger beaucoup d’idées de business…

Enfin, notre gros coup de coeur : nous avons réussi à passer notre niveau 1 et 2 de plongée dans les plus belles eaux du monde !

— Un lien, un site, un profil où on peut vous suivre ?

Si vous avez des questions, des doutes, une envies de partir sans être trop certain de ce que vous faites, ou que sais-je, n’hésitez surtout pas à nous contacter ou nous suivre :

Notre périple :
11 octobre 2018 Bali, 9 décembre Myanmar, 15 janvier Nouvelle-Zélande, 4 avril Bolivie, 22 avril Pérou, 5 mai quelque part en Colombie, en Equateur ou au Mexique, Juillet Los Angeles, San Francisco, Août Vancouver, Canada, Septembre Alaska…. et même peut-être l’Afrique du Sud qui sait ^^.

Contact perso Morgane :
Contact perso Nicolas :

Morgane et Nicolas, un immense merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, envoyez-nous des nouvelles de votre tour du monde ! On sera ravis de vous avoir à nouveau !

Si vous souhaitez participer à un prochain portrait, n’hésitez pas à nous contacter (en commentaire ou par email).

Notez cet article

/ 5. Votes :