Comment Jérémy Thaumman gagne plus de 10 000€ par mois à 24 ans (ou pas) ?

Mise en garde : en lisant cet article, vous n’allez peut-être pas gagner d’argent, mais vous allez peut-être éviter d’en perdre.

Nous avons rencontré Jérémy lors d’une formation pour entrepreneurs. Son parcours nous a paru très intéressant, et nous sommes très heureux de le recevoir aujourd’hui pour un témoignage exceptionnel. En effet, Jérémy s’est lancé en tant que promoteur indépendant en 2017, et a accepté de nous faire un retour d’expérience sur son succès fulgurant.

Jérémy, pourrais-tu commencer par présenter ton parcours ?

Jérémy : Bonjour à tous, je m’appelle Jérémy et j’ai 24 ans. Il y a environ 2 ans j’ai terminé mes études en marketing et j’ai commencé comme beaucoup d’autres à me renseigner sur comment gagner rapidement de l’argent sur Internet. Je partais de loin, et avec un tout petit budget. J’ai commencé avec la création de sites de niche avec Adsense, avant d’opter pour beaucoup comme le dropshipping, attiré par les formations et les promesses de gain rapide. J’ai réussi à revendre un de mes sites en 6 mois pour la somme de 3 000 euros et je n’ai plus regardé en arrière depuis.

Intéressant, on lit beaucoup sur le dropshipping en ce moment, pourrais-tu en dire plus pour ceux qui ne connaissent pas ?

Jérémy : Le dropshipping existe en réalité depuis très longtemps, et consiste à vendre des biens sans posséder de stocks et les faire livrer directement au client par le fournisseur, la plupart du temps sans que le client ne le sache. Ce genre de business intermédiaire a explosé ces dernières années grâce aux nombreuses formations disponibles sur Internet et au fait qu’il est de plus en plus facile de lancer un business e-commerce sur Internet (grâce à Shopify notamment).
J’ai eu la chance de trouver un produit intéressant qui a bien marché auprès de ma niche des passionnés d’ornithologie : des petits pipeaux, sortes de flûte pour imiter les oiseaux. Cela m’a permis d’avoir un ROI rapidement sur ma boutique : j’ai investi toutes mes économies et les gains de mes premières ventes dans la publicité sur Facebook, et en 8 semaines le bilan était plus que positif : 887 commandes, panier moyen de 12€, soit plus de 10 000 € de chiffre d’affaires. En enlevant les dépenses (Shopify, outils, publicité) il me restait environ 4 500€ après avoir vendu le site, ce qui a l’époque représentait une somme exceptionnelle pour moi.

Et ensuite, pourrais-tu expliquer comment tu en es arrivé à ton activité de promoteur indépendant ? Et en quoi consiste cette activité exactement ?

Jérémy : Haha, alors accroche toi car c’est un peu long. Après l’expérience e-commerce, en Mars 2017, j’avais un peu d’argent à investir, mais plus vraiment envie de travailler dans le e-commerce. J’ai passé presque 1 mois à chercher des idées plus loufoques les unes que les autres, jusqu’au jour où j’ai eu le déclic suite à un reportage sur les Fans sur M6. On y voyait des fans de chanteurs, de sportifs etc et jusqu’où ils étaient prêts à aller pour leurs idoles.

Mon idée n’était pas très claire au départ, mais je trouvais la niche intéressante, et j’ai donc décidé de me construire une audience et de voir plus tard.

Un peu au hasard alors ?

Jérémy : Tout à fait, j’ai beaucoup travaillé mais il est vrai que je suis parti un peu au hasard, et j’ai fini par inventer mon métier, celui de promoteur événementiel pour fans.

Je vais essayer de résumer un peu, mais voilà ce que j’ai fait :

  • J’ai préparé un calendrier Excel pour l’année 2017-2018 des évènements qui m’intéressaient en France (sports, e-sport, spectacles, tournées…)
  • Pour chacun des sportifs ou personnalités que j’avais repéré j’ai créé des groupes Facebook de communautés à animer.
  • Je me suis inscrit sur tous les sites (officiels et non officiels) de fans, et j’ai commencé mon recrutement. C’était un processus long et manuel la plupart du temps, mais au bout de 3 mois j’avais en tout (sur plus de 10 “catégories” de Fans) 5 000 membres dans mes groupes (notamment grâce à un peu de pub Facebook) et 2 000 emails, et surtout une bonne connaissance de mon audience. C’était assez simple, je contactais les fans les plus à fond, et je leur parlais d’organiser des évènements spécifiques avec leurs idoles. Taux de réponse positive 70%.

Une fois la base de fan déjà un peu remplie, j’ai voulu tester le modèle, et pour cela il me fallait organiser un évènement. Je suis donc passé à la deuxième phase, plus difficile, qui a consisté à recruter des personnalités ! Heureusement, la plupart des gens que je ciblais avaient des agents ou des sites officiels, et j’ai pu facilement entrer en contact (je ne visais pas la lune non plus) avec eux. Ils gèrent les déplacements et la promotion de leurs stars et ont vu d’un bon oeil des fans gratuits lors de la promotion de leurs personnalités. J’ai commencé avec Roland Garros, où j’ai réussi à réunir pour la finale une centaine de fans de Wawrinka et de Nadal. Un beau succès, mais toujours rien de vendu malgré des semaines entières passées sur le sujet ! Les évènements ont fini par s’enchaîner, et j’ai enfin fini par trouver comment monétiser cette audience.

Lorie

Un exemple de groupe qui a très bien marché

Parlons-en justement, combien gagnes-tu aujourd’hui ?

Jérémy : Aujourd’hui, je gagne plus de 10 000€ par mois, avant impôts et hors charges (même si celles-ci sont limitées. Je paie un Community manager pour animer mes communautés, qui ont énormément grossi depuis, et une assistante indépendante qui m’aide pour la partie évènementielle.

Mes sources de revenu sont assez simple : chaque fois que j’organise un évènement, et c’est pour cela que les agents me font confiance aujourd’hui, j’arrive à rassembler de nombreux fans, et j’arrive surtout à les faire venir dans le thème (vêtements, goodies, banderolles…) et sur-motivés. J’ai mis en place une série d’emails et de messages que je poste aux fans avant des évènements, et je leur vends des produits dérivés (soit sur place en revente, soit en ligne grâce aux sites qui permettent d’imprimer à la demande, soit en affiliation sur des boutiques existantes). Certaines personnalités (notamment sportives) acceptent volontiers d’aller participer à un apéro avec leurs fans, moyennant rémunération, et nous arrivons donc en plus à vendre des Tickets VIP.

Quelles sont tes principales sources de revenu ?

Sur la dernière année, mon chiffre d’affaires se décompose de la manière suivante :

  • 45% affiliation (mais j’aimerais réduire encore)
  • 20% print on demand (T-shirts, goodies)
  • 25% revente sur place (surtout pour les chanteurs)
  • 10% tickets VIP

Le chiffre d’affaire mensuel fluctue beaucoup, mais tourne en moyenne sur les 6 derniers mois à plus de 10 000€ par mois et je ne compte pas m’arrêter là.

Très intéressant merci, un business original ! Et que prévois-tu pour la suite justement?

Jérémy : Je vais continuer à faire tourner ce business, et lancer en parallèle une formation pour entrepreneurs qui sortira très bientôt.

Tout cela paraît trop beau pour être vrai ?

Jérémy : C’est normal, tout est faux. En réalité je suis freelance en marketing digital (8 ans d’expérience sur le secteur). Cette fausse interview est un prétexte pour tenter d’ouvrir les yeux à des milliers d’entrepreneurs que je vois dans autant de groupes Facebook (e-commerce, dropshipping, gagner de l’argent sur internet). Ils demandent des conseils à d’autres qui n’avaient jamais gagné d’argent (pour la plupart) avant de leur vendre leur formation ou un autre produit du style “comment je gagne 10 000€ par mois de manière passive grâce à Shopify”.

Soyons clairs, il est tout à fait possible de gagner de l’argent grâce à Internet, et de nombreux conseils prodigués sont bons,  à condition de travailler dur (et/ou d’avoir de la chance). Cependant, il y a aussi beaucoup d’escrocs qui se font de l’argent sur votre dos, celui de vos amis ou bien de vos enfants. Ils sont très convaincants, mais la plupart des conseils qu’ils prodiguent peuvent être trouvés gratuitement sur Internet, à condition de savoir chercher (surtout si on parle anglais) ou de demander dans des groupes Facebook réellement gratuits ou à des proches…

Le cas Jérémy Thaumann

Reprenons le faux exemple de Jérémy Thaumann : La fausse idée n’est pas mauvaise (?), son parcours pas impossible, et les chiffres de revenu font rêver. Un peu documenté avec un nom réel, de fausses captures d’écran de shopify, une photo trafiquée d’un compte en banque, des faux mails avec Lorie, des avis sur une formation passée et enfin un accès gratuit à une nouvelle formation me permettrait sans doute de récolter de nombreux emails d’entrepreneurs intéressés, à qui il ne serait pas très difficile de vendre des conseils gratuits en tant qu’entrepreneur à succès.

Conclusion

  • Ne croyez pas tout ce que vous lisez sur Internet
  • Si c’est trop beau pour être vrai, c’est sans doute que c’est trop beau pour être vrai pour 99% des gens
  • Commencez par demander des conseils gratuits avant de payer quoi que ce soit (ebook, livre, formation…)

Si cet article vous a plu et surtout si vous connaissez quelqu’un à qui cela ne ferait pas de mal d’avoir une petite piqûre de rappel sur les précautions à prendre lorsqu’on se forme sur internet, n’hésitez pas à le partager.